3. Fanfic
now browsing by category
Douceur attractive
Auteur : Tiff
Ship : Huddy (House-Cuddy)
Disclaimers : Les personnages ne m’appartiennent pas, ni la série…
BR : Delph
Genre : Très culinaire …
Notes : ‘Forever naughty… ‘ *sors * Spéciale dédicace à Malory qui a commandé cette fic (ou presque). Gros bisous à Sweety (you know why)
Comm’s tjrs appréciés
______________________________________________________
Douceur attractive
Qu’est-ce qu’on pouvait s’ennuyer durant ce genre de soirée. House soupira. Plus que deux heures et il serait libre de rentrer chez lui. A moins que miraculeusement, quelqu’un s’écroule au milieu de la pièce sans raison explicable et que, dans ce cas là, il aurait mieux à faire.
A part glisser une peau de banane sous quelqu’un, il ne voyait pas comment la soirée pouvait s’améliorer. Ses employés semblaient s’amuser et Wilson draguait.
Il revint sur ses pas.
Wilson draguait ?
En voilà une bonne raison de rester à cette soirée. Il ne fallait quand même pas qu’il lui facilite la chose en restant en dehors de tout ça. Ce n’était pas son style. Loin de là.
Il s’apprêtait à lancer une remarque sarcastique lorsqu’il aperçut Cuddy dans son bureau. De là, on ne voyait pas très bien ce qu’elle faisait mais il pouvait aisément le deviner. Elle avait dû profiter que tous ses employés soient occupés à ne rien faire pour travailler. Mais pas seulement…
Intrigué, House se rapprocha discrètement. Tout en s’appuyant sur un mur, il l’observa. Elle semblait absorbée par un dossier, oui, mais dans sa main droite… Une barre de chocolat.
Il sourit. L’échantillon distribué en début de soirée à tout le monde. Elle qui n’était pas chocolat, il fut étonné qu’elle le garde. Et pourtant, elle semblait bien décidée à ce qu’il finisse dans son estomac…
Elle prit un morceau entre ses doigts et le glissa machinalement entre ses lèvres.
Pourquoi diable trouvait-il ça sensuel ?
Elle ferma les yeux et bascula la tête en arrière.
Il ne comprendrait jamais ces femmes qui s’extasiaient devant un simple morceau de chocolat. Et pourtant… Elle se replongea sur son dossier. Concentration de courte durée. Elle avait vraiment décidé de faire la peau à cette pauvre barre qui ne lui avait rien fait.
Pour le bonheur de House qui ne pouvait détacher son regard. De temps à autre, il vérifiait que personne d’autre ne puisse le voir. Il serait embêté de devoir justifier son attirance particulière pour sa patronne ou la porte de celle-ci.
Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et se redressa. House pencha légèrement la tête, dans l’espoir d’avoir un aperçu de ses jambes. Sans succès.
C’est décidé, si réincarnation il y avait, il choisirait de finir entre les lèvres de Cuddy. Quitte à être un vulgaire morceau de chocolat. Il aurait une belle mort au moins. Et il serait aimé, simplement, sans condition.
Il s’humidifia machinalement les lèvres. S’imaginant fondre sur sa langue. Il secoua la tête. Il n’allait définitivement pas bien. Il jeta un regard inquiet autour de lui. Tout était à sa place et personne ne semblait faire attention à lui. Wilson draguait toujours. Il n’aurait jamais pensé que cette perspective le soulagerait.
Il en arrivait même à prier qu’elle reprenne un autre morceau. Juste un dernier… Après il retournerait à ses occupations habituelles. Ce n’était pas nouveau, cette attirance plus que physique pour sa patronne, mais ça en devenait pesant.
Ce morceau allait finir sur ses hanches et ce n’était pas pour lui déplaire. Il l’aiderait volontiers à perdre les quelques grammes qu’elle prenait…
Être pris délicatement entre ses doigts, passer entre ses lèvres, fondre sur sa langue et l’accompagner toute sa vie, confortablement installé sur ses hanches. Il voulait être un chocolat.
Il souffla. Il ne se rappelait plus avoir eu si chaud. Il passa machinalement une main sur son front. Il avait chaud ! Il enlèverait bien sa chemise… Il détailla Cuddy. N’avait-elle pas chaud, elle aussi, dans son bureau ? Pouvait-il lui venir en aide ? Récupérer la miette de chocolat tombée dans son décolleté… Enlever sa blouse… Il ne voulait rien de plus… Rendre service… Tout simplement.
N’écoutant plus sa conscience, il entra d’un geste brusque dans le bureau. Il sortit sa propre barre au chocolat de sa poche et s’exclama.
« Alors ? Il est bon le choc’ ? »
Cuddy, qui hésita entre faire une crise cardiaque et tuer son employé, posa sa main sur sa poitrine.
« House ! Que faites-vous là ?
- Il jeta un œil critique à sa poubelle. Vous ne m’en avez pas garder un bout ?
- Elle hocha la tête, exaspérée. Vous avez le vôtre. Et vous n’avez pas répondu à ma question : Que faites-vous là ?
- Il haussa les épaules. Je m’embêtais alors en gentleman que je suis, Cuddy pouffa, je suis venu vous tirer de cet ennui certain
- Agacée. Je travaillais… Moi.
- Vous mangiez du chocolat plutôt. Il eut un petit sourire en coin.
- Suspicieuse. Vous m’observiez ?
- Simple déduction.
- Et vous n’avez sûrement rien d’autre à faire.
- Rien du tout. Intéressé. Vous avez quelque chose à me proposer ?
- Sèche. Non. »
Sans faire plus attention à lui, elle retourna dans ses dossiers. Avec ou sans lui, elle allait les terminer avant la fin de la soirée. Après plusieurs minutes de silence, elle sursauta en entendant :
« Il est super bon ce chocolat ! »
Elle soupira. Il n’avait pas bougé, affalé sur son canapé, il dégustait. Il le faisait exprès ! Elle en était sûre. Elle ne l’avait jamais vu manger de chocolat et la façon dont il le faisait montrait réellement une certaine imitation.
Elle aurait bien volontiers pris un morceau également. Il le savait. Mais un morceau de quoi ? Elle mordilla son stylo nerveusement. L’homme devait être dégusté également. Ses pensées se perdirent définitivement.
Elle irait poser ses lèvres sur les siennes dans l’espoir de sentir l’arôme du chocolat. Elle irait chatouiller son palais de sa langue. Juste pour récupérer la moindre parcelle qui pouvait encore exister.
Elle glisserait ses mains sur son torse, détacherait un à un les boutons de sa chemise.
Elle revint brusquement à la réalité. Elle devenait folle. Elle devait boucler ce dossier et faire abstraction de l’homme qui était sur le canapé.
Elle aurait bien repris un morceau… Juste pour calmer ses envies…
Comblée par le chocolat, elle allait finir obèse.
Elle se repencha sur ces feuilles qui ne lui donnaient qu’une seule envie : le classement vertical ! Combien accorder de plus aux recherches ? Elle se tortilla sur sa chaise. Avec les dons qu’elle avait reçus, elle pouvait bien leur donner 5 %.
Adjugé ! Elle allait y arriver. Ne plus penser au chocolat, ne plus penser à House, ne plus penser à son torse, ne plus penser à ses yeux… Elle pouvait quand même le regarder discrètement, non ? Juste une dernière fois… Pour se motiver.
Nouvelle crise cardiaque de la soirée. Il avait bougé et se tenait à ses côtés.
« House ! Elle ne put s’empêcher de le trouver impressionnant.
- Vous aviez l’air très concentré tout d’un coup. J’ai eu peur que vous vous soyez endormie. Il abordait un sourire victorieux.
- Elle soupira. Tout va bien. Enfin tout allait bien.
- J’ai encore un dernier bout. Dit-il en le lui tendant. Vous le voulez ?
- Elle ouvrit la bouche, plongea son regard dans le sien. Vous êtes sûr que vous ne le voulez pas ?
- Sa voix se fit plus basse. Certain… »
Elle garda la bouche ouverte et accueillit ce carré de plaisir qu’elle laissa glisser sur sa langue frôlant, au passage, les doigts de House. Il déglutit difficilement, regrettant presque de ne pas en avoir gardé plus qu’un minuscule bout.
Lorsqu’elle garda son doigt en bouche. Il manqua de défaillir. Douceur et sensualité.
Il s’apprêta à lui demander si elle voulait qu’il aille en chercher un autre lorsque la porte s’ouvrit.
La scène que découvrit Wilson fut très déconcertante. House, debout, penché sur Cuddy, assise. Il ne savait pas très bien s’il avait halluciné ou non mais il était presque sûr que Cuddy avait, entre ses lèvres, un doigt qui ne lui appartenait pas.
Le plus étonnant était que House avait plongé sous le bureau et était ressorti aussitôt, lui sautant presque dessus avec une question étrange…
« T’as déjà mangé ton chocolat toi ? »
FIN
Phrase du post : La force c’est de pouvoir casser une barre de chocolat en quatre et de n’en manger qu’un carré. [Judith Viorst]
p.s.
Je ne suis pas là ce weekend donc si je poste pas… Ne vous inquiétez pas
Reviens à moi…
Auteur : Tiff
Ship : Huddy
Disclaimer : Not mine ! J’aime House, j’aime écrire… Et ils me le rendent bien.
Genre : Drama, General
Résumé : Et s’il avait agit différemment ? Aurait pu-t-il éviter le pire ?
Notes : Ceci était un défi avec Lilie654 dont les conditions étaient les suivantes :
- Le soir, dans un bar.
- Il y a un chanteur/chanteuse.
- C’est une fête (anniversaire, promotion ou autre).
- Cette phrase doit être placée : « Il commanda une autre bière. Peut-être que la soirée passerait plus rapidement en étant saoul »
- House est présent à cette soirée
Il y avait bien une autre condition… A vous de deviner laquelle
R&R =)
__________________________________________________________________
Reviens à moi
J’ai froid… Qu’est-ce que je fais couchée ? Et pourquoi je tremble… J’ai l’impression qu’on m’enveloppe avec quelque chose de chaud et doux. Devrais-je ouvrir les yeux ? Oh… On enlace ma main. Ça me réchauffe doucement. Je suis si fatiguée… Dormir… Oublier la douleur… Fermer les yeux…. Et ne plus réfléchir.
Du bruit… Trop de bruit… Ou pas assez. Et cette soirée qui ne passait pas. Il ne voulait pas être là. Il voulait être avec elle…
Des gens s’amusaient ça-et-là. L’ambiance était légère. L’alcool aidant, des rires fusaient de partout. Ce soir devait être une soirée joyeuse. L’anniversaire de Kutner promettait une soirée de divertissement. Ils s’étaient tous retrouvés au coin de la rue, dans un bar. Des ballons de toutes les couleurs décoraient l’endroit, un chanteur avait même été engagé pour l’occasion. House était certain que s’il avait pu, Kutner aurait engagé un clown. Heureusement pour lui, il ne l’avait pas fait.
Il avait été plus ou moins forcé à être ici et ça ne lui plaisait pas. Du tout. Les gens souriaient autour de lui, tous, sans exception. Et pourtant… En chaque sourire, chaque rire et même dans un regard, il retrouvait quelque chose d’elle. Ce bar également. Ils avaient discuté juste là. Elle avait déchiré nerveusement le ticket de caisse et était sortie en un sourire.
Même avec sa canne, il aurait pu la rattraper. Il aurait dû le faire.
Trop con. Voilà ce qu’il était. Même le tabouret du bar semblait le défier de son inconfort. Il pouvait très bien boire, encore, pour oublier, mais le goût de l’alcool lui laissait un goût amer au fond de la gorge.
« Je peux vous offrir à boire ? »
Il lui jeta un regard dédaigneux en guise de réponse. En temps normal il aurait apprécié un peu de compagnie féminine. En temps normal il aurait balancé une remarque sarcastique pour la faire fuir.
En temps normal il n’aurait pas eu une remarque de Wilson.
« House, tu ne veux pas boire quelque chose ? »
Non, il ne voulait pas boire.
« House. Fais un effort, amuse-toi. »
Déjà qu’avant ce n’était pas son fort alors maintenant.
« Change-toi les idées. Tu n’es pas sorti de la semaine. »
Et alors ? Est-ce qu’il y avait un quota à respecter ?
« Et arrête de regarder ton biper. La situation n’est malheureusement pas évolutive pour le moment. »
Si elle se réveillait et qu’il n’était pas là, il allait s’en vouloir. Il commanda une autre bière. Peut-être que la soirée passerait plus rapidement en étant saoul. Il aurait dû lui dire. Elle se serait fâchée puis se serait confiée. Peut-être aurait-il aperçu quelques larmes. Il aurait pu lui dire à cet instant de venir chez lui. Qu’il allait s’occuper de ça lui-même. Et Wilson qui le regardait toujours d’un air désolé. Qu’est-ce qu’il voulait lui ? Il n’avait pas envie de sa pitié.
« D’un ton froid. Tu peux aller t’amuser toi. Pas besoin d’un baby-sitter.
- House !
- Je n’ai pas besoin de toi. »
Il but sa bière d’une traite en le voyant s’éloigner et fit signe au barmaid de lui en amener une autre. Laisser partir les gens qu’il appréciait. Voilà ce qu’il faisait de mieux. Il y avait juste Wilson qui s’accrochait pour une raison encore inconnue.
Son biper vibra au fond de sa poche. Il le prit en main, la boule au ventre, et se leva. Wilson, toujours aux aguets, le suivit à l’extérieur. Il n’allait pas le laisser partir sans un mot.
« Pourquoi tu y vas ?
- Il se retourna. On m’a bipé.
- J’ai reçu le même message. On t’a informé que rien n’a changé.
- Il baissa les yeux. Il faut que j’y aille.
- Pourquoi te torturer ?
- Je ne peux pas rester sans rien faire.
- Alors crie, pleure, défoule-toi.
- Et si elle ne se réveillait pas ?
- Laisse-lui le temps.
- Elle était venue pour moi dans ce bar.
- Je sais.
- J’avais réussi à la faire sourire. Elle était partie confiante.
- Tu l’as aidée.
- A quoi ça a servi ? Elle aurait dû fuir, non le confronter.
- Ce n’est pas son genre de fuir.
- J’aurai dû lui dire. Lui dire de faire attention.
- Elle te connait House. Ton silence est souvent révélateur.
- Et si elle avait besoin de l’entendre ?
- Peiné. House…
- J’aurai dû venir avec elle. L’accompagner.
- Tu ne pouvais pas tout deviner.
- Elle me l’a confié…
- Elle ne t’a pas tout confié.
- Assombri. Je le savais.
- Tu ne dois pas culpabiliser pour ce qui est arrivé.
- Il s’appuya contre le mur. Laisse-moi y être.
- Mange un truc avant.
- Plus tard.
- House… Te punir ne la fera pas revenir.
- Rester dans ce bar non plus. »
Wilson soupira et lui fit signe d’y aller. Il savait qu’il ne pourrait le retenir plus longtemps et le forcer à rester ne l’aiderait pas non plus. Il entra à nouveau dans le bar et alla l’excuser auprès de Kutner qui comprit facilement.
House arrêta de respirer quelques secondes en ouvrant la porte de la chambre. Sa chaise n’avait pas bougé, toujours à côté du lit. Comme s’il s’attendait à un miracle, il l’observa. Elle semblait trop calme et sereine. Il regarda le moniteur. Il s’inquiétait décidément pour rien… Il détailla une nouvelle fois ses plaies.
Du bout des doigts, il frôla ses lèvres. Contourna la blessure qui s’y trouvait. Malgré cela, il se mit à penser qu’il aurait bien aimé y déposer un baiser. Délicatement… Pas comme l’autre imbécile.
Comment avait-il osé lever la main sur elle ? Elle n’avait pas pu prévoir que ça allait dégénérer. Le reste était de la malchance dans son malheur. Elle était tombée suite à un violent coup et une table s’était trouvée au mauvais endroit. Du moins c’est ce qu’avaient conclu les enquêteurs.
Il avait eu ce mauvais pressentiment et avait fait un détour pour rentrer. Il s’était inquiété à la seconde même où il avait sonné. La confirmation était venue lorsqu’elle n’avait pas répondu et c’est en entrant avec la clé de secours qu’il l’avait découverte à terre et inconsciente.
Le médecin qu’il est avait pris le dessus. Remarquant sa respiration difficile, il n’avait pas perdu de temps avant d’appeler l’ambulance.
Depuis ce soir là… Il ne dormait plus. Tournant mille et un scénarios possibles dans sa tête. La vérité ne tarda pas à éclater…
‘Accident domestique’
Un terme bien classe pour un acte incompréhensible. Il s’en voulait, il s’en voulait car il avait eu des doutes. Elle avait abandonné les décolletés, restait de plus en plus tard au travail et semblait épuisée.
Et à la seconde où il l’avait vue rentrer dans ce bar, il avait su. Elle venait toujours le voir lorsqu’elle avait besoin d’aide. Elle semblait si déterminée et forte qu’il ne s’était pas plus inquiété. Cuddy savait lui tenir tête, elle ne devait avoir aucun mal avec les autres.
Et pourtant…
Elle était là, allongée sur ce lit. Les points de suture à son arcade lui donnaient un air fragile. Il n’avait pas demandé plus de précisions mais elle avait dû souffrir et ça ne datait pas d’hier. Ils avaient réussi à attraper le fautif mais il continuait à nier les faits. Tout ce qu’il savait était qu’il n’avait pas intérêt à se retrouver seul face à lui. Il pourrait le prendre comme nouveau punching-ball.
Il se leva et alla s’appuyer contre la fenêtre. Casser la vitre le défoulerait peut-être mais il n’avait plus la force. Sa jambe le lançait sans répit. La vicodine ne l’aidait plus depuis des jours et il arrivait à la limite du supportable. Il sursauta. Des sons inquiétants provenaient du moniteur. Avant même qu’il ait le temps de se retourner, l’équipe de réanimation était déjà sur place.
« Fibrillation ! Chargez à 200 ! »
House déglutit difficilement. Sa vue devint floue, ses mains tremblèrent et il s’entendit murmurer.
« Ne la laissez pas partir… »
Il avait déjà fait cette erreur une fois, il ne laisserait personne la faire à nouveau. Et ce bruit qui suivait le fameux ‘dégagez !’. Il le connaissait, il l’avait entendu encore et encore. Mais cette fois-ci… Plus rien n’était pareil… Si elle ne s’en sortait pas, il ne pourrait jamais le réentendre.
Mauvais signe… Ils augmentèrent la puissance. Et ce bruit… affreux. Il lui donnait des nausées. Il ferma même les yeux jusqu’à entendre.
« Stabilisation cardiaque. »
Il tituba jusqu’à la chaise et s’y effondra. L’équipe médicale s’éloigna discrètement. Wilson resta pour l’observer dans l’encadrement de la porte puis s’effaça à son tour. Rien ne pouvait le déloger d’ici. Encore moins maintenant. Il voulait rester avec elle, lui parler… Lui dire des banalités, la complimenter sur son physique, l’embêter pour le plaisir qu’elle vienne se plaindre.
Un gémissement de douleur déchira la pièce.
« Lisa ? »
Il la dévisagea. Elle bougeait, peu, mais elle n’était plus immobile. Il pouvait à nouveau respirer.
Je ne sais plus où je suis… Toute cette lumière, ce froid qui emplit mes poumons… Le mal qui revient. Libérez-moi… J’ai perdu le sens de réalité mais cette voix… La seule chose agréable. Je me sens en sécurité. La mémoire me joue des tours mais je sais qu’il m’a retrouvée. Maladroitement. C’est sa manière d’être là. Il faut que j’ouvre la bouche, que je lui demande…
Son regard croisa le sien étrangement rouge. Elle fut rassurée de voir un visage familier. Elle referma sa main sur la sienne et arriva à articuler.
« Mon… »
Elle posa son autre main sur son ventre. Un long frisson la parcourut. House hocha la tête négativement, baissa les yeux et murmura :
« Je suis désolé… »
Une larme…
FIN
Phrase du post : Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. [Marguerite Duras]
Coasse un peu pour voir ?
Auteur : Tiff ©
Disclaimers : Pour le fun uniquement oh yeaaah
Genre : Tout public… Cuddy et un peu de House. 99% délire 1% romance/amitié
Résumé : Croa ?
________________________________________________________________________
Coasse un peu pour voir ?
Peau lisse, douce et hydratée. Maquillage léger, une touche de parfum. Vêtue d’une nuisette diablement sexy, Cuddy s’apprêtait à passer une soirée… Qu’elle qualifierait de sensuellement sportive.
Elle avait sorti une bouteille de vin, baissé légèrement les lumières. Tout était parfait ! Ce n’était pas tous les jours qu’elle concrétisait une nouvelle relation. Elle avait rencontré un prince charmant en chair et en os ! Drôle, gentil, serviable, respectueux, galant, généreux et incroyablement sexy.
Elle n’aurait jamais parié sur son existence… Et pourtant ! Elle en arrivait même à être nerveuse, comme une adolescente à la veille de son premier rencard. Elle sursauta au premier coup de sonnette.
Elle vérifia une dernière fois sa coiffure dans le miroir de l’entrée et ouvrit la porte. Il était là, beau comme un dieu, devant elle. Il lui tendit une rose avant de la dévisager avec envie… Ou peut-être que non.
Selon ses plans, il aurait dû lui sauter dessus et zapper le repas. A la place, il explosa de rire. Mi-intriguée, mi-vexée, Cuddy l’interrogea. Il lui était impossible d’obtenir une réponse compréhensible alors elle insista jusqu’à le voir pointer ses pieds.
Horreur ! Elle avait gardé ses pantoufles ‘Donald Duck’ ! Ça lui enlevait toute crédibilité de femme fatale mais ce n’était pas une raison pour se moquer d’elle.
Qu’aurait-il fait si elle avait rigolé quand il avait manqué son triple panier l’autre soir au basket ? Que fait un homme blessé dans sa virilité ? Il fuit. Et une femme ? Cuddy referma la porte violemment.
L’homme fut coupé dans son élan.
« Lisa, attends ! Ne sois pas fâchée. C’est mignon ! »
Mignon était bien la dernière réaction qu’elle aurait voulu provoquer. Elle ne les mettait pas souvent, ces pantoufles. Et il avait fallu qu’elle le fasse ce soir là. Son parquet était froid et elle avait voulu éviter d’être complètement gelée avant même qu’on puisse la réchauffer.
Elle allait devoir se réchauffer toute seule en cette magnifique soirée d’hiver… Il ne lui restait plus qu’à faire du rangement. Oui ! En nuisette ! Ça fera plaisir aux araignées ! Elle soupira.
« Lisa, répond-moi ! » Il pouvait toujours rêver lui. « Ne boude pas ! Tu es très jolie. » Au moins, maintenant, il savait ce qu’il manquait. « C’est un horrible malentendu. »
Plus il insistait, moins elle avait envie de lui ouvrir. Elle en était presque à faire des recherches sur la psychologie masculine. D’ailleurs… Elle devait avoir un livre là-dessus. Une connerie qu’on lui avait offerte pour un anniversaire. Il y a longtemps de ça. Où était-il ?
Forcément, dans un coin oublié de la bibliothèque ! Elle l’attrapa difficilement et… la douleur au bout de son pied lui indiqua qu’un deuxième livre était tombé. Elle baissa les yeux et tomba sur une image de grenouille… Bleue !
Elle pouvait déjà parier avec elle-même que c’était généralement plutôt vert ces petites bêtes. Et ce bleu lui rappelait un autre bleu qu’elle essayait d’oublier. Elle avait toujours eu un faible pour les yeux bleus.
‘Dendrobate Bleu du Suriname’ Elle devait tenter d’émigrer là-bas. Les grenouilles avaient beau être bleues mais elles se transformeraient rarement en prince charmant. Parce qu’ici, elles étaient désespérément vertes et inconvertibles. Bleu, vert, bleu, vert. Et si elle choisissait un prince charmant aux yeux verts ?
Ses doigts frappèrent nerveusement le bois. Pourquoi diable était-elle allée chercher un type sorti tout droit d’un conte de fée sans fin ? Ce n’était pas ce qu’elle recherchait. Yeux bleus ou non.
***
Cuddy ne comptait plus ses bâillements depuis le début du rencard. Il avait beau avoir les yeux verts, il était très ennuyeux. Elle en arrivait même à espérer qu’House vienne la déranger. Pour une fois qu’on avait besoin de lui ! Il se faisait silencieux. Mais non, son biper restait désespérément silencieux. Si au moins son vis-à-vis pouvait l’être aussi.
« Et vous avez beaucoup de monde sous vos ordres ?
- Je suis doyenne de l’hôpital.
- Eclairez-moi.
- Il était con ou il le faisait exprès ? Tous les employés de l’hôpital sont sous mes ordres.
- Clin d’œil exagéré et sûr de lui. Oh une femme dominatrice.
- Faites que le bar brûle… Et vous m’avez dit avoir des enfants ?
- Oui deux. Mais ne parlons pas de moi. Comment se fait-il qu’une femme comme vous soit encore seule ?
- Parce que je tombe que sur des navets comme toi. Par choix.
- Vous aimez être seule ? Au moins vous n’êtes pas de ces femmes qui se font entretenir.
- Dommage avant qu’il parle, il était plutôt beau. Je gagne bien ma vie.
- Très intéressant. Et vous recherchez quoi exactement ?
- Un homme brillant, intéressant, plein de surprises. Vous aimez Donald Duck ?
- Pardon ?
- Vous savez, le canard avec ces trois neveux.
- Le canard, je l’aime à l’orange. Rire gras.
- Décidément, elle n’allait pas tenir plus longtemps. Je crois que je vais vous laisser.
- Non mais ne partez pas. On peut changer d’endroit si vous voulez bouger.
- Ce n’est pas l’endroit qui me dérange mais la personne.
- Vexé. Vous ne savez pas ce que vous perdez !
- Se levant. Oh, peut-être, mais je sais ce que j’évite.
- Vous cherchez quoi exactement ? L’homme parfait ?
- Du sexe ! Vous me paraissez beaucoup trop sentimental. »
Il ouvrit la bouche puis la referma. Le temps qu’il réalise ce qu’elle venait de dire, elle était déjà hors de vue. Cuddy referma son manteau. Ce n’était pas aujourd’hui qu’elle allait trouver sa perle rare. Le prince charmant se faisait désirer. En parlant de se faire désirer, House, sifflotant, un dossier à la main, apparut à l’autre bout de la rue. Elle partit à sa rencontre.
« Vous !
- D’un air innocent. Moi ?
- Vous auriez pu venir plus tôt !
- Surpris. Je ne voulais pas vous déranger !
- Menteur !
- Il était si nul que ça celui-ci ?
- Ne m’en parlez pas ! Il a quoi votre patient ? Elle lui prit le dossier des mains.
- Il a été choqué à vie par le décolleté de son boss.
- Elle leva les yeux au ciel. C’est ça… Lu les premières lignes. AMPUTATION ?
- Mais personne n’a besoin de sa main gauche !
- Il a 17 ans !
- Il ne joue pas de guitare, le monde de la musique est sauvé.
- Faites les tests !
- Non mais vous n’êtes pas drôle.
- Vous non plus.
- C’est la meilleure ça. Je n’ai rien fait.
- Justement ! Quand je ne veux pas vous voir vous êtes là et quand j’ai besoin de vous, vous faites soudainement une pause.
- Si j’avais été au courant que vous vous embêtiez, je n’aurais même pas eu besoin de me déplacer. Il y a des hommes apparemment aussi doués pour le faire.
- Ne vous inquiétez pas, vous êtes le plus doué.
- Ah ben comment vous savez ça ? »
Elle soupira, lui remit le dossier en lui rappelant de venir la voir une fois les tests effectués. Plusieurs négociations plus tard, Cuddy fut spécialement heureuse d’arriver chez elle. Repas vite préparé et film ! Ce n’était décidément pas la saison des grenouilles ! Sonnette ! Si c’était encore l’autre avec ses pantoufles Mickey Mouse, elle allait l’étouffer avec Donald Duck !
Elle les prit d’ailleurs en mains et ouvrit la porte d’un geste brusque mais s’arrêta net dans son mouvement.
« Amputation ?
- Oh non, je me suis juste dit que vous deviez être avec quelqu’un. Je viens vous sauver. Mais vous m’attaquez avec Donald et j’ai toujours eu peur des canards.
- Elle sourit et le laissa entrer. Longue histoire.
- Donnez-moi Donald, il ne vous a rien fait et vous l’étouffez.
- Vous êtes venu sauver Donald et non moi du coup.
- Je suis inutile, il n’y a pas de Don Juan dans le salon. »
Elle sourit légèrement, hochant la tête. Elle fit les deux pas qui le séparaient de lui. Elle agrippa son blouson des deux mains. Surpris, il faillit reculer mais ne bougea pas.
« Si vous voulez passer à l’étape suivante, aussi logique soit-elle, il va falloir m’embrasser.
- Vous me promettez que vous n’étoufferez pas Donald Duck ?
- Elle rigola. Promis. »
Comme une vieille habitude, il s’empara de ses lèvres. Elle n’allait pas réfléchir plus longtemps… C’était un crapaud boiteux qu’il lui fallait. Un crapaud bleu !
END
Phrase de la semaine : Le féminisme, c’est ne pas compter sur le Prince Charmant. [Jules Renard]

D5 Creation